Vie quotidienne - Frontaliers

    Pass vaccinal : les raisons pour lesquelles j'ai voté le texte de loi

    Un certain nombre de concitoyens m'ont interpellé concernant mon vote en faveur du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire, et notamment la mise en place d’un pass vaccinal à partir du 15 janvier prochain.

    Dans quel contexte a lieu ce vote ?

    Partout, autour de nous, la situation sanitaire se dégrade et nous devrions atteindre des chiffres jamais observés depuis la première vague au printemps 2020. Plus de 3 000 lits de soins intensifs sont occupés par des patients atteints du Covid-19, augmentant la forte tension qui pèse sur le système de soins, alimentée par la nécessité de reprogrammer des interventions déjà reportées par les précédentes vagues épidémiques et la circulation d’autres virus compte tenu de la période hivernale.

    À cela, s’ajoute l’apparition du variant Omicron. Les premières études font état d’une contagiosité nettement supérieure à celle des autres souches en circulation et une résistante plus forte aux vaccins, rendant d’autant plus nécessaire la dose de rappel, laquelle semblant en renforcer nettement l’efficacité.

    Notre arme la plus saillante contre la pandémie est donc la vaccination.

    C’est la vaccination la plus large possible de la population française qui nous permettra d’éviter des morts, de limiter les formes graves du virus, d’empêcher la saturation de nos hôpitaux, mais aussi de retrouver notre vie d’avant et d’empêcher la fermeture des bars, des restaurants, des lieux de culture, de sport et de loisir ainsi que le blocage de notre vie économique.

    Dans ce contexte, il est impossible que la très large majorité de la population vaccinée et responsable soit contrainte par une minorité qui choisit son confort personnel plutôt que la responsabilité collective.

    Il serait même révoltant que les soignants, éreintés par de longs mois d’une lutte intense contre le Covid-19, se fasse submerger par de nouvelles arrivées en soins critiques provenant, en majorité, de non-vaccinés.

    La plupart de nos voisins ont dû adopter, ces dernières semaines, des mesures restrictives que la France réussit, pour le moment, à éviter.

    Depuis le 19 décembre, un confinement a été mis en place aux Pays-Bas, au moins jusqu’au 14 janvier. L’Autriche avait pris une mesure similaire à compter du 19 novembre. En Italie, un passe vaccinal est demandé pour l’accès à de nombreux lieux de loisirs. Un passe sanitaire est imposé pour accéder à toutes les entreprises en Italie et en Allemagne. Les cafés et les restaurants doivent fermer à 23h en Belgique.

    En clair, la France peut et doit éviter d’avoir à recourir à des mesures de restriction généralisées tout en protégeant la population.

    Cela passe par le respect des gestes barrières et, donc, par la mise en place d'un passe vaccinal.

    Je n’ai alors aucune honte, bien au contraire, à voter ce projet de loi. Je ressens plutôt de la fierté à participer à la protection des Françaises et des Français en adoptant une mesure que les soignants nous demandent, et que les Français approuvent dans leur grande majorité.

    Je n’ai aucun doute que chacun et chacune feront le choix de la raison et de la solidarité, sans se laisser détourner de son chemin par des fausses informations, des rumeurs malveillantes et des propos de comptoir de certains responsables politiques, dont l’irresponsabilité n’a d’égale que la dangerosité.