Vie quotidienne - Frontaliers

    Amélie de MONTCHALIN à Thionville

    À mon invitation, la Secrétaire d’Etat chargée des Affaires Européennes, Amélie de Montchalin, a souhaité mieux comprendre les enjeux, les atouts et les difficultés de notre zone frontalière. Lors d’un déjeuner avec les élus et des acteurs économiques, elle a plaidé pour l’optimisation de nos leviers fiscaux. « Je ne crois pas à l’idée d’une zone franche transfrontalière. Nous serons toujours atteints par les effets de bord. Et il y aura, inéluctablement, des élus de zones moins favorisées, que ne comprendront pas pourquoi nous effaçons des impôts à Thionville et pas chez eux », a notamment répondu la Secrétaire d’Etat. En revanche, elle a invité les élus locaux à bien expertiser les niveaux de cotisation foncière et de cotisation sur la valeur ajoutée, pour renforcer l’attractivité du territoire pour des implantations d’entreprises. Elle a également mis l’accent sur la nécessité de partager, avec le Grand-Duché de Luxembourg, les efforts en matière de formation et d’accueil de la petite enfance. Pas sur des principes, mais sur des cas concrets, avec des simulations financières précises.

    Au Thi’Pi, elle a pu faire connaissance avec des start up’s locales, s’enquérir de leur mode de développement et de la place de l’Europe dans leurs projets. Elle a également souligné l’importance de pouvoir accéder à la formation, via le compte personnel en euros dont disposera chacun, pour développer et adapter les compétences.

    Même constat à l’Institut de Soudure, où les fonds européens ont pu être massivement mobilisés, pour le bâtiment comme pour la recherche et développement. « Je veux que les fleurons des territoires puissent être soutenus à toutes les phases. Il y a beaucoup d’argent dans les institutions européennes. Il faut construire de l’agilité pour les lever ».

    Enfin, les préoccupations des frontaliers furent au coeur de l’échange, à la Maison du Luxembourg. Mobilité, télétravail, garde d’enfants, fiscalité : sur les nombreux points évoqués, Amélie de Montchalin appelle à « développer l’intelligence de part et d’autre de la frontière, à poser des constats précis pour les résoudre ensemble ».