Mes coups de cœur

    Échanges avec la lanceuse d'alerte Frances Haugen

    J’ai eu l’occasion d’échanger ce matin avec la lanceuse d’alerte Frances Haugen à l’occasion d’une audition à l’Assemblée nationale.

    Cette ancienne employée de Facebook a rendu publics de nombreux documents internes du premier réseau social du monde.

    Ces documents montrent que Facebook consacre davantage de ressources à limiter ses effets néfastes en Occident, au détriment du reste du monde. Ils mettent aussi au jour le fait que ces effets sont connus en interne mais non pris en compte par la plateforme. Enfin, ils prouvent que les algorithmes de Facebook sont d’une telle complexité qu’ils semblent parfois échapper à leurs concepteurs.

    Frances Haugen est venue devant les parlementaire pour défendre :

    • Le vote de nouvelles lois contre les dangers inédits que peuvent représenter les réseaux sociaux. Sur ce point, elle salue fortement le projet de règlement européen Digital Services Act (DSA) et son modèle d’évaluation des risques, porté par le commissaire Thierry Breton.
    • L’action en faveur d’une plus grande transparence des plateformes numériques concernant leurs algorithmes, leur politique de modération ou encore les moyens alloués à limiter les effets néfastes de ces réseaux sociaux.
    • La limitation de l’influence des algorithmes de classement des contenus basés sur l’engagement qui favorisent les contenus clivants, haineux ou complotistes et renforcent la création de « bulles numériques ».
    • La mise en place d’un mécanisme de suivi continu des risques de Facebook et des réseaux sociaux plus généralement.
    • La protection du statut des lanceurs d’alertes. Elle a ainsi salué la proposition de loi de notre majorité pour améliorer la protection des lanceurs d’alerte qui est actuellement examinée.

    Je salue le courage de Frances Haugen et continuerai de porter ces combats essentiels de transparence des algorithmes, de contrôle des géants du numérique et de soutien aux lanceurs d’alerte.