Budget 2020 des droits des femmes et de l’égalité : des avancées et des impatiences...

    J’ai présenté, pour la deuxième année consécutive, devant la Délégation aux Droits des femmes, mon avis sur le budget 2020.

    Je me suis réjouie que plus d’un milliard d’euros d’autorisations d’engagement pour les politiques transversales en matière d’égalité femmes/hommes aient été proposés. Les crédits de paiement, pour leur part, sont en hausse de 15%. Ils permettent, notamment, de financer 1000 places d’hébergement, de multiplier les « téléphones grave danger », d’expérimenter le bracelet anti-rapprochement et de renforcer les intervenants sociaux dans les services de police et de gendarmerie.

    Les suites au Grenelle des violences conjugales sont mettre en oeuvre rapidement. Je propose de flécher 700.000 euros de la mission « Solidarité et égalité des chances », dès maintenant. Un travail de chiffrage précis de toutes les propositions est en cours. Des compléments budgétaires pourront être à prévoir, dans le cadre d’un loi de finances rectificative.

    En ce qui concerne la budget des droits des femmes, au sens strict, j’ai, une nouvelle fois, mis l’accent sur la nécessité de simplifier la vie et le travail des associations :

    • par un dossier unique de demande de subvention,
    • par des conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens pour les associations locales,
    • par des paiements accélérés des subventions de l’Etat.

    Pour gagner en efficacité, les commissions départementales de lutte contre la prostitution doivent être déployées dans chaque département. Il est, par ailleurs, nécessaire de les faire converger sur des critères communs et de renforcer l’animation le suivi associatifs.

    Enfin, je m’impatiente que nous n’avancions pas plus vite sur les budgets sensibles au genre. Le Parlement ne dispose pas de toutes les informations nécessaires sur la prise en compte des femmes et de l’égalité dans tous les programmes des différents ministères. Il est vraiment nécessaire d’avancer plus vite, par exemple en associant le Parlement dans le cadre du Printemps de l’évaluation.