Tribune : Position commune des parlementaires LREM du Grand Est

    Une nouvelle fois, les Français ont dressé des choix clairs, lors des élections européennes du 26 mai. La majorité présidentielle consolide des positions solides, quand le Rassemblement National agrège les mécontents et l’écologie politique poursuit sa percée.

    Et derrière ces trois forces ? Un éclatement absolu des voix, un éparpillement des points de repère, noyant les représentants de la droite conservatrice tout autant que de la social-démocratie au rang de candidats de témoignage ou de forces d’appoint. Ce n’est pas la première ; ce n’est pas la deuxième ; c’est la troisième fois que le corps électoral livre ce verdict sans appel. Et, une fois de plus, à droite, à gauche, on plaide l’anomalie, l’accident, l’impossibilité d’en tirer des enseignements stables. On prétend se réorganiser, repartir des territoires, réinventer dans l’urgence des tactiques pour limiter les dégâts des futures élections locales.

    Ce défaut de lucidité, il est à l’oeuvre depuis deux ans. Nous, parlementaires de la majorité, pouvons témoigner de la manière dont les élus, qu’ils soient de gauche ou de droite, considèrent notre travail ; apprécient nos réformes. Peu importe le fond, peu importe la forme  : il faut qu’ils soient contre, au risque d’alliances incongrues pour défendre tout et son contraire ! Le plus clair de notre temps, nous le passons à rétablir des vérités, à objectiver des diagnostics, à construire du commun. Et, souvent, malheureusement, nous nous heurtons à des postures ou à des positions de principe.

    Ce n’est pas l’intérêt général. Ce n’est pas l’intérêt des Français. C’est même ce qui les pousse à réfugier dans des positions politiques extrêmes, rejetant tout en bloc, considérant au mieux qu’on leur ment, au pire qu’on les vole...
    Tous les démocrates, tous les républicains, sont concernés. Beaucoup d’entre-eux ont exercé les responsabilités avant nous. Ils en mesurent la difficulté ; ils en connaissent les obstacles.

    Le temps est, désormais, à la cohérence. Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous oppose. Nous avons, ensemble, à repousser les assauts nationalistes, et à poursuivre les réformes d’ampleur qui mettront, enfin, notre pays sur de bons rails. Les forces politiques démocrates et réformistes ont le devoir de travailler ensemble pour le bien commun. La République en Marche en est, aujourd’hui, le seul fédérateur.
    Pas pour gommer les différences, mais pour renforcer notre efficacité collective.
    Pas pour les rallier, mais pour nous allier.

    Nous connaissons nos ennemis communs : le déclin, la haine de l’autre, l’enfermement dans nos frontières, l’immobilisme et toutes les formes d’exclusion et de discrimination. Nous connaissons aussi nos points communs : les valeurs républicaines, le progrès, l’Europe qui protège, la volonté de faire gagner la France dans la mondialisation et que chaque Français s’y retrouve, la sauvegarde et la protection de notre planète.

    Alors, désormais, oeuvrons-y en commun et élargissons nos perspectives.
    Notre devoir est de sortir des postures et des combats factices.
    Nous devons cette lucidité aux Français.

    Bérangère Abba Députée de la Haute-Marne,
    Christophe Arend Député de la Moselle,
    Belkhir Belhaddad Député de la Moselle,
    Grégory Besson-Moreau Député de l'Aube,
    Émilie Cariou Députée de la Meuse,
    Eric Girardin Député de la Marne,
    Carole Grandjean Députée de la Meurthe-et-Moselle,
    Richard Lioger Député de la Moselle,
    Nicole Trisse Députée de la Moselle,
    Ludovic Mendès Député de la Moselle,
    Thierry Michels Député du Bas-Rhin,
    Xavier Paluszkiewicz Député de la Meurthe-et-Moselle,
    Isabelle Rauch Députée de la Moselle,
    Bruno Studer Député du Bas-Rhin,
    Vincent Thiébaut Député du Bas-Rhin,
    Hélène Zannier Députée de la Moselle.

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