Dans son rapport intitulé « Mobilité du quotidien : répondre aux urgences et préparer l’avenir » de janvier 2018, le Conseil d’orientation des infrastructures prend position sur l’A 31 bis. Il estime raisonnable de considérer que ce projet doit être découpé en trois phases distinctes : la partie sud entre Toul et le nord de Nancy, la section centrale entre Nancy et Metz et la partie nord entre Thionville et la frontière luxembourgeoise.

    Concernant la section nord, le Conseil estime : « Au regard des montants en jeu, de l’urgence à agir en l’absence de situation alternatives, des capacités financières de l’Etat mobilisables dans les prochaines années, le recours à une mise en concession qui ne devrait pas exiger de financements publics apparaît une solution adaptée. La situation très dégradée des conditions de circulation sur ce secteur justifie de l’engager aussi rapidement que possible. Compte-tenu de l’importance des trajets domicile-travail qui empruntent cette section, les solutions permettant de réduire les coûts supportés par les usagers quotidiens mais aussi de privilégier les solutions de transports collectifs et de covoiturage doivent être pleinement intégrées dans la conception du projet, voire, dans la mesure du possible, mises en oeuvre sans attendre sur l’itinéraire existant. Il considère aussi qu’au regard de l’importance des trafics en jeu, une solution d’acquittement du péage sans arrêt à une barrière (solution dite « Free flow ») doit être recherchée. Enfin, une attention particulière doit aussi être apportée aux tracé et modalités de réalisation du contournement de Thionville ».

    Aussi, le Conseil recommande de prévoir les financements Etat nécessaires à la poursuite des études et des procédures pour l’engagement des travaux de la section Thionville-Luxembourg dans le cadre d’une concession 2023-2027.

    Je prends acte de ces préconisations émises à l’issue d’un débat public et d’études conduites par l’Etat et actuellement en cours.

    Je me réjouis que l’urgence en faveur de laquelle je plaide depuis longtemps soit désormais partagée et « objectivée », à l’échelle nationale, par le Conseil d’orientation des infrastructures.

    J’approuve le calendrier proposé, qui permettra une convergence avec les travaux d’élargissement de l’A3 au Grand-Duché de Luxembourg, prévus pour 2024.

    J’émets le vœu d’un consensus sur le meilleur tracé concernant le contournement de Thionville, entraînant le moins de nuisances possibles pour les riverains, les organisations urbaines et les paysages. Nous en sommes proches. J’y œuvrerai.

    Si la concession est le seul moyen possible pour permettre le respect du calendrier, le prix de l’infrastructure doit majoritairement porter sur le transit, notamment de poids lourds.

    Et, dans le cas d’un tronçon payant, tous les risques de déport sur le réseau secondaire devront faire l’objet d’études précises, afin de les prévenir et de les dissuader.